Kelleher: "L'équipe de France n'est pas en retard"

Kelleher: "L'équipe de France n'est pas en retard"
Profitant de la trêve internationale, Byron Kelleher est retourné en Nouvelle-Zélande pour une dizaine de jours, accompagné du staff toulousain, auquel il a notamment fait visiter les structures de la province des Waikato Chiefs (Super 14). L'ancien demi de mêlée All Black croit beaucoup en l'équipe de France. Mais il est très critique avec l'organisation du rugby français.

Une nette défaite en Irlande, une seule équipe (Toulouse) en quarts de Coupe d'Europe. Comment expliquer ces mauvais résultats français?
Ici, on dispute trop de matches. Les clubs et l'équipe de France joueraient beaucoup mieux si leurs joueurs étaient moins sollicités. Le Top 14 est une compétition fantastique, mais ce que veulent voir les gens, ce sont de grands matches internationaux. Or tu ne peux pas demander aux meilleurs d'être sur le terrain toutes les semaines.

Que suggérez-vous?
On peut réduire le Top 14 pour en faire un Top 12. Quatre semaines de récupération font une grande différence. Ou vous composez des équipes avec 35 joueurs de haut niveau, mais ça soulève des questions financières et d'automatismes. Pour moi par exemple, ce ne serait pas évident de jouer avec un ouvreur différent chaque semaine. L'idéal serait de séparer les compétitions et de les hiérarchiser. Dire que l'équipe de France est plus importante que la Coupe d'Europe, lui-même plus important que le Top 14.

Les joueurs français sont-ils mal préparés au niveau international?
Les équipes anglaises, irlandaises et écossaises jouent un rugby très structuré, avec des joueurs programmés pour trois ou quatre phases de jeu. En France, on joue un rugby d'instinct, d'émotion, de liberté. Face à ce jeu programmé, les Français ont souvent du mal. Les Britanniques dominent dans les rucks, le jeu au sol et la conquête en général. En revanche, quand les Français arrivent à aligner des temps de jeu, à garder le ballon vivant, les schémas anglais sont vite en difficulté.

Le rugby gagnant des prochaines années sera-t-il structuré ou instinctif?
Ce n'est pas un sport robotique. Avec une belle génération, les Gallois ont trouvé l'équilibre entre structure et inspiration, ce qui leur permet de répondre à toutes les situations. Un peu comme en Nouvelle-Zélande, où nous responsabilisons les joueurs dans un schéma général. Avec l'expérience, les joueurs d'instinct savent répondre aux situations proposées, et transmettre cette perception aux plus jeunes.

Marc Lièvremont et ses adjoints ont donné toute liberté aux joueurs. Ceux-ci ont fait marche arrière en novembre, avant d'être rappelé à leurs devoirs offensifs en Irlande. Sans succès...
A la tête d'une équipe nationale, il faut avoir une idée de jeu et choisir les joueurs en fonction d'elle. Je connais Emile Ntamack (l'entraîneur des arrières est un ancien Toulousain). Je sais qu'il veut mettre en place un jeu fantastique, typiquement français. Moi, je crois en ce qu'ils font. Si les joueurs se sont refermés face aux équipes du Sud cet automne, c'est par réflexe sécuritaire, qui finira par disparaître.

Faut-il continuer à donner les clés aux jeunes?
Les entraîneurs ont l'intelligence de continuer dans leur démarche d'ouverture. Pour progresser, une équipe ne doit pas nécessairement aligner les victoires. Elle doit vivre ensemble, comprendre pourquoi elle gagne ou elle perd. Si son objectif est la Coupe du monde 2011, le XV de France peut encore perdre des matches. Il n'est pas en retard. On n'a pas de bonne équipe sans deux ou trois années de vie commune. Mais à la fin du Tournoi, il serait bon de tenir le noyau dur. Sans oublier que le talent ne fait pas tout : il faut aussi des joueurs d'expérience pour supporter la pression, ce que les Français n'ont pas su faire en 2007. La France a des joueurs fantastiques, un réservoir supérieur à celui de la Nouvelle-Zélande. Mais tant qu'elle ne change pas ses structures...

Mercredi 18 Février 2009 Propos recueillis par Olivier JOLY Le Journal du Dimanche

# Posté le samedi 21 février 2009 05:41

Byron Kelleher, le rugbyman écolo

Par la Depeche Publié le 20/03/2009 | Xavier Thomas

Le demi de mêlée du Stade Toulousain s'investit beaucoup dans des projets pour l'environnement.
Tout le monde connaît sa gueule d'ange, son physique d'Apollon et... ses charges dévastatrices derrière la mêlée toulousaine. Byron Kelleher, chouchou du public d'Ernest-Wallon, est l'une des stars de notre championnat de France. Adulé sur et autour des terrains, le Néo-Zélandais n'est pas obnubilé par le ballon ovale, loin de là. Si le rugby est son métier, Byron Kelleher est bien conscient qu'un jour, sa belle carrière prendra fin. A 32 ans, il a déjà songé à sa reconversion et s'investit dans pas mal de projets qui tournent autour du vert : l'agriculture et l'environnement. « Le rugby reste ma priorité en ce moment mais en ne faisant que ça, en ne pensant qu'à ça, je pourrais vite m'ennuyer », confie le demi de mêlée toulousain qui a trouvé un équilibre dans son quotidien. « Entre le rugby, mes affaires et ma petite amie, je suis heureux dans ma vie », confie-t-il.

Propriétaire de 30 hectares de kiwis

Kelleher version All... green, ce n'est pas une boutade. Bien au contraire. Il y a « Byron la main verte », propriétaire d'une plantation de kiwis qui s'étale sur 30 hectares, du côté de Topuki, dans l'île du nord de la Nouvelle-Zélande. « La propriété est située dans le Golden Circle, le meilleur endroit pour faire pousser des kiwis », explique le Néo-Zélandais. « J'ai acheté ça avant de quitter mon pays pour Toulouse. Au cas où. Je ne savais pas ce qui m'attendait chez vous, si je m'y plairais. Et puis je voulais être libre, être mon propre patron. C'est également un parachute de secours. On se sait jamais de quoi les lendemains sont faits », plaide Byron Kelleher qui a confié l'exploitation à son père. « C'est lui qui gère. Il y a ma maison sur la propriété. Mes parents habitent également là ainsi que ma grand-mère. C'est un endroit magnifique, calme, verdoyant. Nous exportons nos kiwis au Japon, en Chine et en France. »

Outre la culture du kiwi, Byron Kelleher a investi dans une société néo-zélandaise, la Range International, spécialisée dans le recyclage des matières plastiques. « Nous avons mis au point une machine qui recycle tous les types de plastique, même contaminés. Quand on sait qu'il faut 450 ans pour que des plastiques brûlés se décomposent... Notre machine élimine tous ces problèmes. Une fois traités, on en fait des palettes avec un plastique compact, totalement clean. Nous sommes les seuls au monde à avoir une telle machine. »


Il envisage d'ouvrir une unité de recyclage

Le concept est tellement efficace que la filiale de la Range International en Afrique du Sud étudie la possibilité de construire des maisons dans les townships avec ces plastiques recyclés pour éliminer les abris de fortune faits de bois, cartons et tôles.

Le Prince Albert de Monaco est, dit-on, très intéressé par ce projet, Range International ayant sa filiale européenne basée en Principauté. Byron Kelleher, lui, envisage d'ouvrir une unité de production en France. En région Midi-Pyrénées a priori. « Cela pourrait générer à terme la création de deux cents emplois », précise le demi de mêlée stadiste dont le projet pourrait aboutir à l'horizon 2010.

L'agriculture, le recyclage, les questions d'environnement sont des sujets qui touchent Kelleher. « Tout ce qui concerne la préservation de l'environnement, ça nous parle, à nous, Néo-Zélandais. Nous sommes un pays très vert, c'est dans notre culture. Chez nous, il n'y a pas de pluies acides, tout est très propre. Nous voulons préserver notre nature, notre environnement pour les générations futures », insiste Byron Kelleher avant de conclure : « A mon niveau, j'essaie de faire des choses bien pour le futur avant de ne plus être de ce monde. » Foi d'un All Black qui mise sur le vert.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 20 mars 2009 10:27

La ligne BK9

La ligne BK9
Voir un des tee shirt de la marque de Byron Kelleher....

Je rapelle que la vente de sa ligne de vetements est pour la fondation BK9...lancée en mai 2008 qui a pour but d'aider de jeunes sportifs entre 8 et 15 ans à devenir des professionnels dans leur discipline sportive.

# Posté le samedi 04 avril 2009 15:32

Byron Kelleher en vidéo...

après Stade Toulousain/USAP, le 27 septembre 2008 (30-20)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 06 avril 2009 15:49

Byron lance son association «Kelleher for youth»

Byron lance son association «Kelleher for youth»
Par la Depeche le 31/03/2009


Coup de pouce. Le demi de mêlée du Stade Toulousain a présenté, hier, son association à destination des jeunes. Environnement, éducation et sport en seront les axes forts.

Son français est encore hésitant. Pas son enthousiasme, débordant à l'idée de lancer officiellement, hier, l'association qui lui tenait à c½ur de puis un moment. « Kelleher for youth », voilà donc le grand projet du All Black de Toulouse, destiné la jeunesse et orienté autour de trois types d'actions : le développement durable, le sport et le rugby.

Impeccable dans son costume rayé, Byron Kelleher a présenté à la presse, mais également à un parterre d'élus, de décideurs et de sportifs, les objectifs de « Kelleher for youth ».

« Je viens de Nouvelle-Zélande, un pays où l'environnement est une notion qui compte, un pays où le sport est bien ancré dans la société », lance en guise d'introduction le joueur du Stade. L'association va donc soutenir particulièrement des projets autour du développement durable. « Il faut éduquer les enfants sur l'environnement, leur faire bien prendre conscience que leurs actions aujourd'hui conditionneront le monde demain », poursuit Byron Kelleher dont la première action concrète en ce domaine se fera en partenariat avec la fondation de Yann Arthus Bertrand « GoodPlanet » autour du film « Home » (sortie mondiale et simultanée le 5 juin), un documentaire réalisé par Yann Arthus Bertrand et produit par Luc Besson. « Nous allons le soutenir, le financer et faire éditer un DVD éducatif tiré du documentaire qui sera distribué à 120000 exemplaires dans les établissements scolaires de France, avec autour un projet éducatif », précise Byron Kelleher qui a dévoilé également les autres domaines où « Kelleher for youth » compte intervenir : la nutrition chez les jeunes, « là aussi, il y a une nécessité d'éduquer » ; le sport avec l'accompagnement de jeunes sportifs « qui pratiquent une discipline non professionnelle, qui ont du talent mais également une attitude irréprochable sur et en dehors du terrain » ; le rugby enfin où Byron Kelleher compte « faire découvrir le championnat de France, avec ses valeurs, à de jeunes sportifs étrangers. »

Les projets ne manquent pas. Pour l'épauler dans son action, un comité de supervision formé de cinq personnalités (Marie-France Baylet, présidente de la fondation « La Dépêche du Midi »; Régine Lange, adjoint à la ville de Toulouse en charge du développement durable; Cécile Cros, responsable des partenariats chez « GoogPlanet »; Daniel Thebault, président du Medef Haute-Garonne; Yannick, entraîneur du Stade Toulousain) a été formé. D'autres viendront l'étoffer au fur et à mesure que « Kelleher for youth » grandira.

# Posté le lundi 06 avril 2009 16:48