"Je me sens bien ici"

"Je me sens bien ici"
05-02-2009 Propos recueillis par Julie Duquenne Metrofrance.com

Si aux dires de l'entraîneur Guy Novès "il n'y a pas de stars au Stade Toulousain", dans les gradins d'Ernest Wallon, il y a quand même Byron Kelleher. Un an après son arrivée à Toulouse, le demi de mêlée Néo-Zélandais a littéralement été adopté par les supporters des Rouges et Noirs. Mais lors de notre rencontre à la brasserie du Stade, on a parlé de tout, sauf de rugby...

Quelles ont été vos premières impressions quand vous êtes arrivés ici ?
J'avoue que j'étais un peu déprimé. D'abord parce que ça faisait beaucoup de changement d'un seul coup pour moi. Et puis aussi parce que de me retrouver si loin de la Nouvelle-Zélande, de ma famille et de mes amis, tout ça sans parler un mot de français, ça a été un peu difficile les premiers mois. Mais après, les choses se sont vite améliorées, j'ai rencontré beaucoup de gens très bien et j'ai fait les efforts qu'il fallait pour m'intégrer.

Pourquoi avez-vous choisi de venir en France ?
J'avais envie d'apprendre une nouvelle culture, et d'expérimenter quelque chose de nouveau, une nouvelle façon de voir la vie. J'ai toujours aimé la France et ai toujours pensé que ce serait endroit fantastique pour vivre. Les latins pensent et agissent de manière bien singulière.

Qu'est-ce que vous aimez plus particulièrement ici ?
J'adore la nourriture, j'ai d'ailleurs acquis une certaine addiction à ça ! Toulouse est vraiment une ville fantastique qui regorge d'histoire. Quand vous marchez dans le centre ville et que vous regardez l'architecture des bâtiments autour de vous, c'est vraiment incroyable et ça n'a rien à voir avec là où je viens.

Il paraît que vous êtes roulez souvent en Vél'Ô Toulouse...
Oui, et je suis même abonné ! Je l'utilise surtout l'été. Je suis très sensible à la protection de l'environnement et je préfère de loin rouler en vélo plutôt qu'en taxi ! C'est vraiment une idée géniale ce système en libre-service, ça devrait exister partout dans le monde.

Où est-ce que vous aimez sortir ?
A L'Evangelina. J'aime cet endroit, son ambiance. Les gens y sont sympas et on y mange bien. J'aime aussi marcher le long de la Garonne parce que j'aime bien l'eau. Mais sinon, je suis quand même bien occupé avec le rugby !

Avez-vous quand même eu le temps de voyager ailleurs en France ?
Oui, pas mal. Je suis allé plusieurs fois à Monte Carlo, à Bordeaux et à Biarritz. Ce que j'adore en France, c'est que chaque endroit a quelque chose d'unique, même à Auch par exemple où il y a le foie gras. A Bayonne, il y a le jambon. En Provence, il y a le rosé et la lavande...

Est-ce qu'il y a des choses qui vous manquent ?
Mes amis. Et mes chiens (rires)! Mais à part ça, pas vraiment. J'adore mon pays et je n'oublierai jamais où je suis né et où j'ai grandi. Mais je me sens bien ici maintenant.

On reproche pourtant souvent aux Français de ne pas être de très bons hôtes...
Je pense que ce qui est difficile c'est quand les gens ne parlent pas la même langue. Mais si tu montres que tu fais des efforts pour parler le français, on t'accueille bien plus volontiers. En fait, j'ai même plutôt le sentiment que les gens du Sud sont ouverts, qu'ils sont attachés à des valeurs importantes comme la famille et qu'ils recherchent à passer des bons moments ensemble.

Vous avez crée une fondation ici... Est-ce que ça marche bien ?
C'est difficile en ce moment parce que je n'arrive pas à passer autant que je voudrais sur ce projet. Mais je veux vraiment me concentrer sur la chose numéro 1 dans ma vie pour l'instant qui est le rugby.

Et après le rugby... Vous comptez rester à Toulouse ?
Oui. Jusqu'à présent, je me suis entièrement concentrée sur ma carrière avec les All Blacks. Je voyageais en permanence et vivais avec ma valise. Mais depuis que je suis arrivé à Toulouse, je suis plus posé. Et puis maintenant que j'ai trouvé de quoi donner un sens à ma vie (en référence à son amoureuse, ndlr), ça fait du bien et ça me donne encore plus envie de rester.

# Gepost op woensdag 15 juli 2009, 16u17

C'est la reprise!

C'est la reprise!
Photo Stade Toulousain

# Gepost op vrijdag 10 juli 2009, 14u49

Trophée des sports : Kelleher champion 2008

Trophée des sports : Kelleher champion 2008
Les internautes de La Dépêche du Midi ont sacré le All Black.

Plus vite que le motard champion du Monde Mike Di Meglio. Plus fonceur qu'André-Pierre Gignac, le successeur d'Elmander, le dernier lauréat. « Le Bison », surnom de Byron Kelleher dans les travées d'Ernest-Wallon, a tout dévasté sur son passage. Avec 37 % des voix, le plus Toulousain des Néo-Zélandais a donc été élu meilleur sportif de la région Midi-Pyrénées par les internautes de La Dépêche du Midi. Et pour assister à ce sacre, le gratin du sport régional s'était donné rendez-vous hier soir, au centre de Congrès Pierre-Baudis, à l'occasion des 4es trophées des Sports organisés par le Conseil régional Midi-Pyrénées. Un rendez-vous désormais incontournable qui a rassemblé pas moins de 800 personnes, du meilleur buteur du championnat (Gignac) aux plus jeunes pousses de Midi-Pyrénées. Le demi de mêlée toulousain a reçu son trophée des mains de Patrick Collard, directeur général délégué du groupe La Dépêche du Midi et de Martin Malvy, président du Conseil régional. Dans un français impeccable, le demi de mêlée toulousain a remercié tous les lecteurs et a affirmé en public son amour pour Toulouse et son désir de rester dans la Ville rose à la fin de sa carrière (lire l'entretien ci-dessous). Parce que Midi-Pyrénées est une terre de rugby, les « Ovalies d'Oc » ont récompensé les équipes régionales championnes de France avec en haut de l'affiche, le Stade toulousain et Colomiers rugby. 17 capitaines sont ainsi montés sur l'estrade pour rappeler le slogan de la région : l'accent du rugby.


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Interview. « Toulouse, c'est ma maison »
On ne voyait pas le trophée lui échapper. Lui, déjà sacré par ses pairs lors de la Nuit du rugby LNR meilleur joueur du dernier championnat. Lui, récompensé de l'Oscar d'argent Midi-Olympique. Le «Black» attire la lumière. Byron Kelleher a réalisé une première saison de feu au Stade toulousain. Et le petit toro des bords de Garonne de continuer sur sa lancée...

Byron, vous venez d'être élu par les internautes de La Dépêche sportif Midi-Pyrénées de l'année. Réaction à chaud.

Flatté. Oui, je suis très flatté. Surtout qu'il s'agit de ma première récompense émanant du public. Des supporters, de vrais gens en somme. Mais je garde les pieds sur terre, question d'éducation. Mes parents m'ont élevé en me répétant : ''N'oublie jamais d'où tu viens et ce que tu veux devenir !'' Justement, je n'ai pas terminé ce que j'ai commencé, ici : je veux encore faire de belles choses.

Vous devancez les footballeurs qui sont reconnus être les plus populaires. La L1 et le TFC, ça vous parle ?

Je suis allé voir deux matches l'année dernière : TFC-Marseille et... Monte-Carlo - Marseille (Monaco-OM, ndlr).

Avec les supporters, le courant est passé de suite...

Je suis All Black, déjà, ça aide pas mal. Après je pense aussi avoir accompli les efforts nécessaires pour m'intégrer le plus vite à l'équipe, à la ville, à la région. J'ai été adopté. Avant le premier match, déjà, dans la rue on me reconnaissait.

Et vous êtes devenu le chouchou du Wallon.

Je joue avec mon c½ur. Les gens s'en rendent compte et me le rendent bien.

C'est aussi pourquoi vous exhibez, après chaque essai, le blason du Stade...

Je suis toulousain à 100%. Même pour un Néo-Zélandais, international, cela représente quelque chose de porter le maillot rouge et noir. Quand tu entres sur le terrain, tu ne peux être que gonflé à bloc.

Vous êtes une pile électrique. Où trouvez-vous toute cette énergie ?

Je n'ai pas envie de me retourner à l'âge de 40 ans et me dire : ''Tiens Byron, si jamais, tu aurais pu remporter tel titre ou trophée...''

Saison en cours, vous avez marqué 7 essais en Top 14. Pas mal pour un demi de mêlée, non ?

J'ai faim. Comme toute l'équipe. Je profite du boulot de mes petits camarades de jeu.

Vous avez prolongé cet été votre contrat au club jusqu'au terme de la saison 2010-2011. Vous vous sentez vraiment bien chez nous...

(il coupe) Ici, c'est ma maison ! J'aime trop votre pays. Son rugby évidemment, tout autant sa culture, sa langue, etc. J'adore vivre en France. Pour ne rien vous cacher, c'était même un rêve... sucré de signer au Stade. Une gourmandise.

C'est votre dernier contrat ?

Oui, je rangerai les crampons après. Mais je veux rester vivre à Toulouse
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# Gepost op vrijdag 04 september 2009, 18u01

Kelleher pense à l'environnement

Pour financer son association «Kelleher for Youth», le demi de mêlée du Stade Toulousain, très concerné par la protection de l'environnement, met en vente, sur PriceMinister.com, une série de maillots des All Blacks et des ballons, tous dédicacés.

L'association «Kelleher for Youth» a pour objectif l'éducation et l'épanouissement des jeunes à travers deux vecteurs essentiels : la pratique régulière du sport à l'école et la protection de l'environnement. «Nous détruisons cette planète. Les océans, les sols sont de plus en plus contaminés. L'air se dégrade. Il faut donc éduquer les jeunes. C'est important d'associer les valeurs du sport et de la protection de l'environnement. Je veux faire passer des messages dans les écoles françaises sur le développement durable», nous a confié Byron Kelleher qui souhaite rester en France après sa carrière et notamment s'investir dans ce domaine de l'écologie.

Dans le cadre du développement de son association, le demi de mêlée néo-zélandais s'associe avec PriceMinister.com. Des lots de maillots dédicacés, dont les maillots «Blanc» avec lesquels la Nouvelle-Zélande jouera pour la première fois face à la France (en vente en ligne seulement à partir du 28 novembre), ainsi que des maillots taille enfant, une exclusivité en France, et des ballons sont en vente en ligne dans le cadre de la première vente généreuse en France.
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# Gepost op vrijdag 13 november 2009, 06u24