Si aux dires de l'entraîneur Guy Novès "il n'y a pas de stars au Stade Toulousain", dans les gradins d'Ernest Wallon, il y a quand même Byron Kelleher. Un an après son arrivée à Toulouse, le demi de mêlée Néo-Zélandais a littéralement été adopté par les supporters des Rouges et Noirs. Mais lors de notre rencontre à la brasserie du Stade, on a parlé de tout, sauf de rugby...
Quelles ont été vos premières impressions quand vous êtes arrivés ici ?
J'avoue que j'étais un peu déprimé. D'abord parce que ça faisait beaucoup de changement d'un seul coup pour moi. Et puis aussi parce que de me retrouver si loin de la Nouvelle-Zélande, de ma famille et de mes amis, tout ça sans parler un mot de français, ça a été un peu difficile les premiers mois. Mais après, les choses se sont vite améliorées, j'ai rencontré beaucoup de gens très bien et j'ai fait les efforts qu'il fallait pour m'intégrer.
Pourquoi avez-vous choisi de venir en France ?
J'avais envie d'apprendre une nouvelle culture, et d'expérimenter quelque chose de nouveau, une nouvelle façon de voir la vie. J'ai toujours aimé la France et ai toujours pensé que ce serait endroit fantastique pour vivre. Les latins pensent et agissent de manière bien singulière.
Qu'est-ce que vous aimez plus particulièrement ici ?
J'adore la nourriture, j'ai d'ailleurs acquis une certaine addiction à ça ! Toulouse est vraiment une ville fantastique qui regorge d'histoire. Quand vous marchez dans le centre ville et que vous regardez l'architecture des bâtiments autour de vous, c'est vraiment incroyable et ça n'a rien à voir avec là où je viens.
Il paraît que vous êtes roulez souvent en Vél'Ô Toulouse...
Oui, et je suis même abonné ! Je l'utilise surtout l'été. Je suis très sensible à la protection de l'environnement et je préfère de loin rouler en vélo plutôt qu'en taxi ! C'est vraiment une idée géniale ce système en libre-service, ça devrait exister partout dans le monde.
Où est-ce que vous aimez sortir ?
A L'Evangelina. J'aime cet endroit, son ambiance. Les gens y sont sympas et on y mange bien. J'aime aussi marcher le long de la Garonne parce que j'aime bien l'eau. Mais sinon, je suis quand même bien occupé avec le rugby !
Avez-vous quand même eu le temps de voyager ailleurs en France ?
Oui, pas mal. Je suis allé plusieurs fois à Monte Carlo, à Bordeaux et à Biarritz. Ce que j'adore en France, c'est que chaque endroit a quelque chose d'unique, même à Auch par exemple où il y a le foie gras. A Bayonne, il y a le jambon. En Provence, il y a le rosé et la lavande...
Est-ce qu'il y a des choses qui vous manquent ?
Mes amis. Et mes chiens (rires)! Mais à part ça, pas vraiment. J'adore mon pays et je n'oublierai jamais où je suis né et où j'ai grandi. Mais je me sens bien ici maintenant.
On reproche pourtant souvent aux Français de ne pas être de très bons hôtes...
Je pense que ce qui est difficile c'est quand les gens ne parlent pas la même langue. Mais si tu montres que tu fais des efforts pour parler le français, on t'accueille bien plus volontiers. En fait, j'ai même plutôt le sentiment que les gens du Sud sont ouverts, qu'ils sont attachés à des valeurs importantes comme la famille et qu'ils recherchent à passer des bons moments ensemble.
Vous avez crée une fondation ici... Est-ce que ça marche bien ?
C'est difficile en ce moment parce que je n'arrive pas à passer autant que je voudrais sur ce projet. Mais je veux vraiment me concentrer sur la chose numéro 1 dans ma vie pour l'instant qui est le rugby.
Et après le rugby... Vous comptez rester à Toulouse ?
Oui. Jusqu'à présent, je me suis entièrement concentrée sur ma carrière avec les All Blacks. Je voyageais en permanence et vivais avec ma valise. Mais depuis que je suis arrivé à Toulouse, je suis plus posé. Et puis maintenant que j'ai trouvé de quoi donner un sens à ma vie (en référence à son amoureuse, ndlr), ça fait du bien et ça me donne encore plus envie de rester.
