Duel JBE-Kelleher, ou France-Nouvelle Zélande...

Duel JBE-Kelleher, ou France-Nouvelle Zélande...
Gros plan. Ils seront opposés à Cardiff en quart de finale de la Coupe du Monde et concurrents au poste de demi-de-mêlée au Stade toulousain.

France-Nouvelle Zélande. Elissalde - Kelleher : démêlés en vue

Les biceps de Byron Kelleher doivent être aussi gros que les cuisses de Jean-Baptiste Elissalde. Le demi de mêlée des Blacks a un tour de bras digne de Schwarzenegger, époque Terminator, celui des Bleus a plus d'un tour dans son sac, genre pieds nickelés. Kelleher-Elissalde : deux styles, deux mondes et deux visions du jeu. Tout les sépare. Mais les opposés s'attirent.

Avant de partager le rugby à la mode toulousaine, les deux jeunes hommes vont s'emmêler samedi prochain à la nuit tombée. Démêlés attendus. Byron est déjà donné partant pour Cardiff. Mignoni forfait, Bernard Laporte devrait officialiser aujourd'hui la présence de « Jean-Ba » sur la pelouse du Millennium Stadium. Depuis le 7 septembre et le passage des Pumas sur la morne plaine de Saint-Denis, façon horde sauvage, le Rochelais Elissalde se prépare psychologiquement à la marée noire. La fin de Mignoni, d'une manière ou d'une autre, la Nouvelle-Zélande, Cardiff, Jean-Baptiste Elissalde avait, le soir du naufrage, compris la suite de l'histoire bien avant de quitter le vestiaire du stade de France avec la mine de circonstance. Intuition.

Dimanche, à Marseille, il n'a même pas regardé Argentine-Irlande. Il a préféré rester avec son père, Jean-Pierre. Il savait. Kelleher aussi... Tout neuf face aux Blacks, le 9 juin dernier à Wellington, Nicolas Durand a croisé la route de Kelleher. « Il est solide, physiquement très affûté, explique le Perpignanais. Il provoque beaucoup, passe les bras. S'il prend le dessus autour des regroupements, cela devient vite compliqué. Il ne faut pas le lâcher. Et je n'ai pas su le faire ». Quant à Elissalde... Après un long silence, Nicolas Durand glisse : « Il est plus Français dans son jeu, plus fin. Il faut espérer que le paquet d'avants lui permettent d'exprimer ses qualités ». En novembre 2004, Elissalde blessé, Mathieu Barrau avait goûté aux joies de la magie noire quelques minutes. « Elissalde et Kelleher ont des profils différents. Le premier s'appuie sur sa vision, son intelligence du jeu. Et c'est un bon buteur. Le second est physique, tonique. Chacun a son efficacité ».

La question est de savoir quel style peut prendre le pas sur l'autre. « Tout va dépendre des plans de jeu, note Barrau. Mais si le pack est chahuté, il vaut mieux un neuf comme Kelleher ». En moins de 21 ans, Jean-Baptiste Elissalde était ouvreur. Il composait la charnière des Bleus avec Nicolas Morlaes. Ce dernier ne croit pas à une confrontation directe entre Kelleher et Elissalde. « Jean-Baptiste est l'un des plus doués à ce poste, confie Morlaes. Il est agile, technique. Il a la tête haute, ce qui lui permet de parfaitement analyser les situations. Il a plus une position défensive en second rideau. Kelleher, lui, va défier les avants ». Le duel n'aura peut-être pas lieu...

En tout cas, Jean-Baptiste Elissalde a tout intérêt à esquiver le choc frontal afin d'éviter d'y laisser des plumes. Sur le plan physique, il ne fait pas le poids. L'erreur serait par contre de croire que Kelleher n'est pas coquin. Il l'est. Elissalde va donc devoir brouiller les pistes. Comment ? On ne sait pas mais il y avait des corsaires à La Rochelle. C'est le moment d'aller jeter un ½il à son arbre généalogique.

Bertrand Chomeil par la Depeche 03/10/07

# Posté le mardi 06 novembre 2007 14:58

Ses commentaires après ST-SF

Byron KELLEHER (demi de mêlée) : « C'est un jour très émouvant pour moi. J'ai déjà l'impression de faire partie de la famille, d'être accepté par les joueurs comme les spectateurs. Et j'ai besoin de cet amour pour bien jouer au rugby. L'esprit, la mentalité, tout me rapproche des Blacks. C'est important de prendre les points à domicile, qui plus est face au champion. »
par la dépeche

# Posté le samedi 10 novembre 2007 09:06

"Je suis totalement prêt."

Kelleher " Je suis totalement prêt"

Le demi de mêlée néo-zélandais a fait une très bonne rentrée dimanche soir face au Leinster. Satisfait de la performance de l'équipe, Byron Kelleher évoque aussi Biarritz.


Rugbyhebdo.fr : Votre entrée a été déterminante dans cette rencontre, non ?
Byron Kelleher : Oui et non. Jean-Baptiste (Elissalde) s'est blessé et je suis rentré en seconde mi-temps alors que je ne m'étais préparé que depuis trois jours. Je me suis donné à fond et il faut dire que jouer avec ces gars-là est un plaisir. J'ai juste fait mon boulot. Je suis, comme mes coéquipiers, très content qu'on ait battu une bonne équipe du Leinster.

Excusez-nous d'insister, mais en première mi-temps, le Stade Toulousain peinait davantage...
En première mi-temps, on a trop voulu jouer au pied au début, et nous avions le vent contre. Et puis, le Leinster a une très bonne équipe, qui nous a posée des difficultés quand même. Le Leinster a un bon arrière. Ça manquait de jeu en première mi-temps, c'est vrai, mais ça s'est libéré petit à petit.

Et en seconde mi-temps, le Stade Toulousain a-t-il joué son meilleur rugby ?
On peut toujours faire mieux. Mais, c'était pas mal, je crois, surtout au niveau du jeu. Je pense qu'on ne doit pas s'entêter à jouer au pied, même si cela est parfois indispensable. On a les joueurs pour jouer à la main et debout. Regardez Jauzion quand il reste debout, passe les bras et ouvre un intervalle. Il est énorme.

Qu'en est-il de votre intégration au Stade Toulousain ?
Le jeu de Toulouse est similaire à celui des All Blacks. Alors, c'est assez simple de reproduire ce que j'ai fait pendant presque dix ans. A Toulouse, il y a de la qualité dans l'effectif donc, c'est plus facile de jouer avec d'excellents joueurs. Je pense que dans deux ou trois matches, on pourra dire si je me suis adapté ou pas car auparavant, j'ai été dix jours en vacances. J'en avais besoin. Mais maintenant, je suis totalement prêt et concentré sur la saison.

La semaine prochaine, vous allez à Biarritz. Que vous inspire cette rencontre ?
Je sais que Biarritz a une très bonne équipe, qu'ils sont très forts. On reste sur quatre victoires de suite, ce serait bien de continuer ainsi. Mais, il va falloir sacrément se donner pour l'emporter à Biarritz. Je suis ici pour gagner le Top 14 et la Coupe d'Europe, alors je sais ce qu'il nous reste à faire.


Propos recueillis par Damien Dussault à Toulouse

# Posté le lundi 19 novembre 2007 15:43

Toulouse sous le charme de Kelleher....

....Bientôt sous influence


22 nov. 07

TOULOUSE (AFP) —
En deux matches et demi avec Toulouse, le demi de mêlée All Black Byron Kelleher, qui doit être aligné d'entrée à Biarritz samedi, commence à distiller une confiance et une influence perceptibles dans le bon début de saison du Stade, et un enthousiasme qu'il promet contagieux.

Il sort d'une longue saison -"depuis décembre, en fait"-, d'une immense déception au Mondial (éliminé en quarts par la France 20-18), débarque dans un club illustre, et un pays dont il bredouille la langue.

Mais Kelleher, 31 ans lundi prochain, 57 matches avec les Blacks, 120 en Super-14 et championnat néo-zélandais, a des envies, des convictions, et le caractère pour les exprimer. Comme à l'issue d'une seconde mi-temps autoritaire contre le Leinster (33-6) en Coupe d'Europe.

"Je trouvais qu'on faisait les choses un peu machinalement en première période", analysa-t-il tout naturellement. "Personnellement, il fallait que je donne aux avants un petit coup de pied au cul. Il fallait juste maintenir les niveaux d'énergie, la concentration élevés".

De fait, le pack du Stade remit un degré d'agressivité sur le Leinster. Qui ploya, ne sut empêcher de rapides libérations, munitions d'offensives toulousaines sur lesquelles les avants irlandais ne pouvaient plus venir aider: trois essais en 25 minutes, quatre au final.

L'un d'eux illustra la vision du Kiwi, qu'on réduit parfois à son jeu direct, son explosivité provoquant les défenses: un long coup de pied rasant, dans une forêt de jambes, cueilli par Cédric Heymans dans l'en-but. Et Kelleher, déjà un peu coqueluche d'Ernest-Wallon, jubilant comme un cadet.

"Je suis très content de (jouer) la Coupe d'Europe, le Top 14", se lance-t-il en français. "Je veux utiliser mon enthousiasme comme une maladie, infecter l'équipe, qu'ils s'en nourrissent", poursuit-il en anglais, demandant un peu de patience linguistique.

"Sur le terrain, c'est un fabuleux meneur d'hommes. Doté d'une excellente passe, il est capable de jouer dans tous les registres", dit de lui le manageur Guy Novès. "Il est de la race des grands demis de mêlée, comme Jean-Baptiste Elissalde", ajoute-t-il, soucieux de ménager son abondance de biens.

Kelleher-Elissalde: partenariat 9-10 comme à Dax pour la 1re journée (10-15), arme à double détente à la mêlée contre le Leinster (Kelleher rentré pour Elissalde groggy à la pause), ou nid à concurrence délicate ?

"Le coach a lourdement insisté: on n'est pas une sélection mais un club", prévient Heymans. "Chez nous il n'y a pas de concurrence à l'extrême, la saison ne sert pas à établir une hiérarchie. Tant que tout le monde sera là, ça tournera. Cela doit devenir non une concurrence malsaine, mais une force".

Sur le banc dimanche, Kelleher était au repos le samedi précédent à Edimbourg: Elissalde le sera à Biarritz. "Ce sera une longue saison. Si, comme quiconque, je jouais 48 matches dans l'année, ce serait brûler la chandelle par les deux bouts", juge le Kiwi.

Lucide sur les bienfaits de cette richesse -"il faut que tout le monde joue le jeu"- Kelleher est aussi direct sur ce qu'il veut apporter: "Il faut qu'on sorte de la mentalité de taper trop, on a une telle ligne d'attaque, balle en main, on est si dangereux..."

Car le Kelleher jovial et chahuteur est aussi une recrue studieuse, à l'image du dictaphone qu'il porte le jour, chipant des bribes de français usuel qu'il dit "réécouter le soir". "Il a une énorme envie de s'intégrer. Il cherche aussi à apporter quelques idées personnelles", appuie Novès.

"D'ici 2-3 semaines, mon français amélioré me permettra d'apporter plus de mon expérience" à l'équipe, promet le joueur. Ca promet.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 16:51

Retour en images ...26/10/07

Retour en images du premier match de Byron Kelleher sous les couleurs rouges et noires!

# Posté le lundi 10 décembre 2007 17:46