Byron Kelleher se livre...

Byron Kelleher se livre...
Byron Kelleher devrait effectuer ses débuts dans la Heineken Cup lors de la deuxième journée de la 13ème édition du tournoi, lors de la venue du Leinster à Ernest Wallon. Alors que Toulousains et Irlandais se rencontrent régulièrement dans cette compétition, cette situation est toute nouvelle pour la nouvelle recrue du club. Il livre ses impressions après ses premiers pas à Toulouse et avant d'apparaître sur la scène continentale.

Le style européen

« Le rugby en Europe est bien différent du rugby joué chez moi », a déclaré Kelleher. « En Nouvelle-Zélande, le jeu est plus rapide, mais ici c'est beaucoup plus physique. En ce qui concerne l'ambiance autour et dans les stades, bien que les foules ne soient jamais aussi nombreuses que chez nous, elles sont tout aussi bruyantes. Jouer devant un stade plein ici doit être quelque chose de sensationnel et je me réjouis à l'avance à l'idée de le faire. Je suppose que ce qui me rend le plus enthousiaste c'est l'ambiance qui règne autour du terrain. Les fans ici sont vraiment particuliers et bien que nous ayons de grands supporters en Nouvelle-Zélande, ceux d'ici sont vraiment fanatiques vis-à-vis de leur rugby et de leur équipe.
J'ai regardé un peu les matches du Top 14 et ai constaté qu'il y existe différents styles de jeu, mais Toulouse joue de manière similaire aux All Blacks ; ils aiment garder le ballon en mouvement et jouer sur tout le terrain et c'est quelque chose que j'ai vraiment hâte de faire.


La Heineken Cup

« La Heineken Cup est encore plus plébiscitée en Nouvelle-Zélande que le Top 14, et pour n'importe quel joueur de rugby néo-zélandais de haut niveau, il s'agit d'une inspiration réelle de voir ses joueurs évoluer. Je me réjouis vraiment à l'idée d'en faire partie et maintenant que j'ai deux matchs au compteur, je devrais avoir pris mes repères correctement avant le début de la Heineken Cup. Je veux bien jouer pour l'équipe et je veux que Toulouse remporte la compétition.
Avec toute les moyens technologiques dont nous disposons de nos jours, il est assez facile de savoir comment les autres équipes de notre poule fonctionnent. J'ai étudié ces équipes auparavant et j'ai regardé beaucoup de matches de Heineken Cup en Nouvelle-Zélande avant de venir ici et je sais que nous avons trois équipes d'un très haut niveau dans notre groupe.
Evidemment, je connais beaucoup de joueurs par l'intermédiaire du rugby international et je connais la qualité propre à ses trois équipes. Cela dit, je souhaite que notre équipe s'impose comme une réelle équipe compétitive dans les phases de Poule et espérons-le, nous gagnerons le quart de finale à domicile. Ensuite, tout peut arriver. »


Un nouveau challenge

« C'est vraiment excitant d'être ici. Comme pour tout dans la vie, il arrive parfois que les choses stagnent et je trouve que je joue à mon meilleur niveau lorsque les choses changent pour moi. Cela s'est produit lorsque je jouais pour Otago. Je commençais à m'ennuyer un peu à vivre dans le même endroit et à jouer dans la même équipe, et cela ressemblait trop à la routine et manquait d'enthousiasme. J'ai alors changé d'équipe et d'environnement et cela a amélioré mon jeu.
Ainsi, après avoir joué un rugby propre à l'hémisphère sud pendant des années, j'ai décidé qu'il était temps pour moi d'avancer et de me fixer d'autres objectifs et de me lancer un défi personnel hors de la Nouvelle-Zélande.
C'est ce que je fais ici et j'ai hâte de me donner à fond et en particulier de jouer dans la Heineken Cup. Cela devrait me prendre un mois pour que je prenne mes marques comme il faut mais une fois que ce sera fait, alors je pourrai jouer mon meilleur rugby. »



Stade Toulousain

# Posté le samedi 05 janvier 2008 11:57

Kelleher, simplement star

Kelleher, simplement star
Byron Kelleher a beau être une star, il s'est fondu dans le collectif toulousain en toute simplicité depuis son arrivée sur les bords de la Garonne. Samedi, au Leinster, l'ancien numéro neuf des All Blacks tentera encore d'apporter sa pierre à l'édifice.

En Jean-Baptiste Elissalde, Toulouse possédait déjà un des meilleurs demis de mêlée de la planète rugby. On a donc pu s'étonner de voir le géant de la Garonne s'offrir les services de Byron Kelleher, numéro neuf des All Blacks pendant près d'une décennie, alors que le départ de Frédéric Michalak nécessitait a priori davantage le recrutement d'un ouvreur. Abondance de biens ne nuit certes pas forcément. Mais abondances de stars et d'egos... "Sa place, il va devoir se la peler", avait prévenu Elissalde, forcément vexé et très remonté. Ambiance...

Trois mois après le début de la saison, il n'y a pourtant pas eu le début d'une anicroche. Entre le turn over opéré par Guy Novès et les quelques piges de JBE à l'ouverture, le Bleu et le Black ne se sont pas trop marché sur les pieds. Force est de constater que Kelleher, tant par son impact sur le terrain que son comportement en dehors, fait l'unanimité. "J'aime le style de jeu pratiqué par Toulouse, je m'y épanouis. Pour un ancien All Black comme moi, c'est formidable de retrouver ce style de jeu", a-t-il confié cette semaine au Leicester Mercury.

"Finir en tête de notre groupe"

Samedi, face au Leinster, Kelleher retrouvera une place de titulaire derrière la mêlée rouge et noire. Le Stade aura bien besoin de son expérience pour ce premier gros rendez-vous de l'année 2008, susceptible d'ouvrir en grand les portes des quarts de finale de la Coupe d'Europe. "Nous savons que le Leinster se trouve dans une situation très difficile pour la qualification, mais nous sommes sans illusion, confie Kelleher. Comme nous, les Irlandais aiment jouer au large et ils peuvent nous prendre à notre propre jeu. "

Kelleher parle comme s'il avait toujours joué à Toulouse. Il s'est imposé comme une évidence. En toute simplicité. La Coupe d'Europe, qu'il découvre depuis quelques semaines, le Néo-Zélandais l'adore déjà. Il n'a pas envie de s'arrêter en si bon chemin. "Nous voulons finir en tête de notre groupe pour jouer à domicile en quarts de finale", lance-t-il. Paradoxalement, c'est à travers une défaite que, selon lui, Toulouse s'est forgé un mental d'acier. "Pour les clubs français, il est difficile de ramener des points à l'extérieur. Le fait de ramener le bonus défensif de Leicester, dans des conditions extrêmement difficiles, a été un coup de booster important pour l'équipe. Nous avons retenu les leçons de cette défaite et au retour, nous avons été beaucoup plus agressifs. Ça a payé."

L'agressivité, malgré son prénom de poète, Byron Kelleher n'en est pas dépourvu. Mélange de talent, de punch et de vécu, il est une bénédiction pour cette équipe de Toulouse. Alors, même si Elissalde et lui ne sont pas devenus les meilleurs amis du monde, ils tirent dans le même sens, celui qui tire le Stade vers les sommets. "Avoir un tel effectif à notre disposition, c'est une chance. Ça nous permet d'aligner l'équipe dont nous avons le plus besoin en fonction du match et de l'adversaire", conclut Kelleher. Qui s'en plaindra?

Rugbyrama - Laurent VERGNE - 12/01/2008 17:56

# Posté le jeudi 27 mars 2008 16:20

Kelleher : "Nous etions a un tournant"

Kelleher : "Nous etions a un tournant"
Byron Kelleher, quel est votre sentiment après cette victoire contre Dax ?
C'est bien d'avoir gagné car nous étions à un tournant. C'est bien aussi de récupérer les joueurs qui ont évolué dans le Tournoi car cela va nous permettre d'avoir des week-ends de repos, surtout que quelques gros matchs nous attendent. Je suis sûr que le staff a son idée sur la composition du groupe pour les cinq prochaines journées.

Que pensez-vous de cette équipe qui a parfaitement su négocier son Tournoi avec des jeunes ?
Il règne ici une très bonne alchimie entre les jeunes joueurs et les joueurs plus expérimentés. Et puis Toulouse est comme une famille. Qu'on soit sur le terrain ou non. Il y a beaucoup de respect pour l'équipe. C'est ce qui fait que ce groupe avance. Et aujourd'hui, une personne comme Yannick Bru veille bien à cela.

Appréciez-vous la manière avec laquelle vous êtes utilisé ?
Oui, bien sûr. Je me sens bien intégré pour connaître chacun de mes coéquipiers. Je sens comment ils aiment jouer. Ils me connaissent mieux aussi et on fait de notre mieux pour permettre à l'équipe de s'imposer.

« Je veux apporter mon expérience »

Vous parlez beaucoup sur le terrain. On imagine que vous êtes aujourd'hui le patron de cette équipe...
C'est plus en raison de ma position. Le talonneur est le leader du paquet d'avants alors que les numéro 8, 9 et 10 dirigent plus la man½uvre. Je suppose que c'est pour cela que je communique beaucoup. C'est très bien pour l'ensemble de l'équipe.

C'est pourtant dans votre nature de beaucoup parler...
(Rires) Oui en effet. Je n'arrête jamais de parler. Je veux apporter mon expérience. C'est important pour moi de partager mon savoir.

Quel est votre avis sur l'atmosphère qui règne à Toulouse ?
C'est fantastique d'être ici. Les choses ont été un peu difficiles durant les deux ou trois premiers mois. Mais aujourd'hui je suis adopté et ça me donne beaucoup de force pour la suite.

Etes-vous désormais prêt pour le match de samedi contre le Stade Français ?
J'ai déjà joué au Stade de France et pour moi, il s'agit du meilleur stade au monde. Maintenant, on verra quelle équipe Guy (Novès) veut emmener à Paris. C'est sa décision. Mais je suis sûr qu'il bâtira une bonne équipe pour ce match important.
Jeremy DESOBLIN - dimanche 16 mars 2008

# Posté le lundi 31 mars 2008 17:28

Kelleher, black, rouge, coeur

Kelleher, black, rouge, coeur
02/04/2008 - 17:27 Par SYLVAIN LABBE De Sports.fr

Débarqué dans la Ville Rose au sortir d'une Coupe du monde traumatisante mais auréolé malgré tout du mythe all-black, Byron Kelleher s'est parfaitement fondu dans le paysage d'un Stade Toulousain qui, à la veille de son dixième quart de finale en Coupe d'Europe, dimanche, au Stadium, face aux Blues de Cardiff , compte bien sûr sur son demi de mêlée néo-zélandais. Un Kelleher qui pour l'occasion pourrait, comme face à Biarritz, être associé à Jean-Baptiste Elissalde.

Tout le talent de Byron Kelleher, au-delà de l'incroyable joueur qu'il reste sur le terrain à 31 ans, est de figurer aujourd'hui au sein de l'effectif du Stade Toulousain, qu'il a rejoint il y a un peu plus de cinq mois, avec le même naturel et la même aisance que s'il y avait joué depuis toujours. On a souvent fait des Toulousains les All-Blacks de l'hémisphère nord et force est de constater que Kelleher vérifie à merveille cette idée d'un lien évident entre les rugbys pratiqués par ces deux équipes de légende. A écouter le All-Black évoquer récemment dans les colonnes de La Dépêche du Midi sa nouvelle équipe et sa réussite cette saison, on le devine parfaitement intégré à son nouvel environnement: "C'est dans mon caractère et puis cela fait partie de ma position cruciale sur le terrain. Il y a différents directeurs de jeu, le 2, le 8, le 9, le 10. Mais je dirige le jeu comme je le fais aussi sous le maillot des All-Blacks. Et puis il faut communiquer, c'est important. Mais parler, c'est dans ma nature (rires). C'est la preuve aussi que je suis bien dans cette équipe."

Avec 19 matches joués pour 14 titularisations, Kelleher s'est affirmé comme l'un des cadres de cette équipe toulousaine et ne regrette pas d'avoir posé ses valises en Haute-Garonne, lui qui s'était dans un premier temps engagé avec Agen avant que le club lot-et-garonnais ne soit relégué. Et à l'heure où d'autres stars de l'hémisphère sud se font nettement plus discrètes, à l'image des Sud-Africains John Smit à Clermont ou Percy Montgomery à Perpignan, Guy Novès a lui aussi toutes les raisons de se féliciter d'avoir su attirer ce tempérament qu'est Kelleher sur le terrain comme en dehors. Un Kelleher qui, pourtant rompu aux effectifs truffés de joueurs d'exceptions, mesure la qualité des joueurs qu'il côtoie au quotidien à Toulouse et l'état d'esprit qui anime le groupe: "Nous alignons des équipes qui sont un mélange d'expérience et de jeunes qui montent. Mais ce qui permet également cette réussite, la cohésion, c'est que cette équipe est une famille. Que ce soit sur le terrain ou en dehors, l'état d'esprit est excellent. Il y a un respect entre tous, à tous les moments et c'est ce qui fait aussi que ça marche."

Kelleher: "Je me sens vraiment bien à Toulouse"

Aussi simple que cela et pourtant tout n'était pas gagné pour un joueur placé en concurrence directe à son poste avec l'une des figures du Stade et du rugby français, un Jean-Baptiste Elissalde qui attendait de pied ferme l'arrivée du Kiwi. Au final, ces deux caractères forts savent cohabiter avec intelligence pour le plus grand bonheur du Stade. Leur alternance à la conduite de la mêlée toulousaine a ainsi permis au club de vivre la période du Tournoi sans conséquence, Kelleher suppléant parfaitement Elissalde et devenant même l'un des nouveaux chouchous du public d'Ernest-Wallon où son nom est scandé régulièrement. Une popularité qui touche celui qui s'est exilé à des milliers de kilomètres de ses terres néo-zélandaises: "Effectivement, ça me fait vraiment plaisir. Ici, c'est fantastique. À mon arrivée en France, j'ai eu besoin de deux-trois mois d'adaptation. Mais maintenant, j'ai trouvé mes marques, je me suis intégré et je sens bien que je suis adopté par les gens, ceux du club, les supporters. Je me sens vraiment bien à Toulouse." Un cri du coeur...

Et un attachement que Kelleher entend bien montrer encore dimanche à l'occasion d'un des rendez-vous immuables ou presque de la saison toulousaine, un dixième quart de finale de Coupe d'Europe au Stadium face aux Gallois de Cardiff contre lesquels il pourrait croiser un compatriote et All-Black lui aussi: "Je me réjouis à l'idée de retrouver Xavier Rush sur le terrain, c'est un super joueur, déclare Kelleher sur le site de l'ERC. Les équipes ont besoin de meneurs tels que lui, bien entendu un seul joueur ne fait pas tout dans une équipe et au final, ce sera la performance collective des Cardiff Blues qui fera de ce match une rencontre difficile pour nous." La menace Rush mais pas seulement, Kelleher étant bien conscient du danger représenté par un certain Gareth Thomas, qui l'a devancé sous le maillot toulousain: "Nous savons très bien que Gareth Thomas va tenter de remporter ce match pour Cardiff et il va faire en sorte que ses coéquipiers soient bien briefés sur nos forces et nos faiblesses. Le collectif est l'élément clé des Blues et lorsqu'ils jouent collectivement, c'est là que les talents individuels se révèlent."

Ce dont les Blues sont bien pourvus: "Des joueurs tels que Tom Shanklin ont réalisé de très bonnes performances lors du tournoi des Six Nations parce que l'équipe leur a permis de jouer à leur meilleur niveau et si les Cardiff Blues opèrent de la sorte dimanche, alors Tom sera vraiment une menace pour nous." Avec un Kelleher au sommet de son art, la réciproque sera vraie aussi pour Cardiff...

# Posté le mercredi 02 avril 2008 15:20

RWC All Black 2007: Byron Kelleher


Byron Kelleher was born in Dunedin on the third of December 1976. He has been described as a feisty halfback and a strong physical player who can play as an additional loose forward or break the lines with a bursting run. He made his test debut against Samoa in 1999 and has since represented New Zealand in 54 tests, scoring a total of 35 test points.

What are your favourite places in New Zealand?
I base myself in Tauranga; it's got beautiful beaches and scenery. Also, it's close to lots of islands and the Coromandel area, which is great for diving and fishing. It has great weather, good people and good cafes and restaurants.

What do you do in your spare time?
I enjoy fishing and diving. If I had the chance I'd like to ski, but unfortunately in the All Blacks it's a banned sport for us. One of the good things about New Zealand is the ski fields. Queenstown and Wanaka are remarkable. We get great snow and it's a great place to be, with beautiful scenery.

Why do you think New Zealand produces such good rugby players?
I think the fact that New Zealand is such a small country and the provinces are not too far away from one another means we can integrate a lot more than teams from other countries. It's always great when a group of guys come together and understand one another.

Did you grow up watching rugby?
Yes I did. Being born and bred in New Zealand and growing up in this rugby environment, it dominates New Zealand culture. The All Blacks are probably the pinnacle in terms of representing New Zealand, so to be a part of that, not only the history that we have, but the history we are creating is fantastic.

What does the haka mean to you?
The haka represents my family and friends and my loved ones, people that have gone before me, and expressing myself at the time. It's also about our group who are performing the haka, the guy that's beside you and the thoughts that are going through his head.
Then there's the cultural aspect. We respect, as All Blacks, the Maori culture that lays deep in the soil. But it's not just about the Maori culture. New Zealand's a very international country; we've got Samoans, Tongans, Rarotongans, Fijians and a lot of Europeans, so we're all integrating.

Watching the haka as a child was a pretty exciting thing, it's pretty unique to New Zealand. In 2004 we discussed how we could grow the true meaning of the haka, and get it back to the ritual and the mana it possessed. We felt it had become a performance as opposed to a ritual.
So we decided to create a new haka that was about us at the moment, and expressing ourselves, but also for the youth that's coming through to understand and try and grow them together so they become stronger.

How important is the 2007 World Cup to you?
I've been to two World Cups, and failed. There's some good scarring in the back of my mind.
That's why I've lingered around on New Zealand soil and been here and been persistent with trying to get to the top spot in the halfback position. To be part of a team that is a world champion team is the pinnacle, and to hold that trophy would be the cherry on top of the cake.

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# Posté le vendredi 04 avril 2008 12:22

Modifié le lundi 12 janvier 2009 12:21