Kelleher élu meilleur joueur du Top 14

Pour une fois, «La Nuit du rugby» aurait pu abandonner le superbe cadre du Pavillon d'Armenonville, près de la porte Maillot, pour honorer chez eux les champions stadistes. Cette 5e nuit fut en effet celle du rugby toulousain puisque les «rouge et noir» ont raflé (presque) tous les trophées décernés par la Ligue, sur vote des joueurs et des entraîneurs, pour la saison dernière.

Domination étrangère
En réalisant le doublé, puisqu'il avait déjà été sacré meilleur international 2006-2007, sorte de pied de nez à sa mise à l'écart du XV type de la Coupe du Monde, Lionel Nallet, irréprochable capitaine dans un Tournoi où il disputa tous les matches, a empêché le grand chelem des Toulousains, Clerc et Dusautoir étant les deux autres nominés tricolores. Pour le plus bel essai, celui du Toulonais Jagr a été préféré à celui de Poitrenaud.

Indiscutable N.1 du Top 14 après avoir été le roi de la finale contre Clermont, Byron Kelleher a encore fait un triomphe hier soir mais il a refusé d'exécuter le haka qu'il réserve à ses partenaires toulousains. Le grand Black du Stade a devancé deux autres étrangers (Hernandez et Vosloo) et l'équipe de rêve constituée pour la première fois - le capitanat en a été symboliquement confié à Picamoles - est également à forte majorité étrangère, ce qui ne faisait pas la joie des entraîneurs tricolores présents.

Le Marius et l'émotion
Sans doute parce qu'il attendait la désignation de Nalaga, Maxime Médard, meilleure révélation, n'en a pas fait beaucoup sur la scène où il s'est montré beaucoup plus discret que sur le terrain. A défaut du trophée de meilleur international, Thierry Dusautoir a hérité d'un «Marius d'or», récompense ironique qui n'était pas du meilleur goût puisqu'elle se rapportait au sévère KO subi par le flanker stadiste au Stadium contre Clermont. En revanche, la touche émotion, désormais baptisée «Trophée Ghilardi» s'est justement appliquée à la scène pathétique réunissant Clerc et Poitrenaud sur la pelouse du Stadium lors de la fracture de la jambe de l'arrière toulousain. Enfin, le staff des champions était au complet pour recevoir le trophée des entraîneurs. Si l'on en croit Guy Novès, il n'est pas trop difficile de réussir à Toulouse, dans des conditions de travail «exceptionnellement favorables»...
Les lauréats de la saison 2007-2008
Le palmarès de la cinquième nuit du rugby est le suivant :

-Meilleur international : Lionel NALLET (Castres).

-Meilleur joueur du Top 14 : Byron KELLEHER (Stade Toulousain).

-Meilleur joueur de Pro D2 : Orene AI'I (Toulon).

-Révélation : Maxime MEDARD (Stade Toulousain).

-Meilleurs entraîneurs de Top 14 : le staff du STADE TOULOUSAIN.

-Meilleurs entraîneurs de Pro D2 : le staff du STADE MONTOIS.

-Meilleur arbitre : Christophe BERDOS (Ile-de-France).

-Prix de l'éthique et de la convivialité : CLERMONT (Top 14) et RACING METRO 92 (Pro D2).

Le XV de rêve
Pour la première fois à la Nuit du rugby, un XV de rêve a été constitué à partir du vote des joueurs et entraîneurs de Top 14, avec le parainage du PMU. Présentée hier soir par l'ancien capitaine du Stade Toulousain Franck Belot, cette prestigieuse équipe se présente comme suit :

Arrière : Médard (Stade Toulousain).

Trois-quarts : Heymans (Stade Toulousain), Yannn David (Bourgoin), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Napoleoni Nalaga (Clermont).

Ouverture : Juan Martin Hernandez (Stade Français)

Mêlée : Byron Kelleher (Stade Toulousain).

Troisième ligne : Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Louis Picamoles (Montpellier), Gerhard Vosloo (Castres).

Deuxième ligne : Patricio Albacete (Stade Toulousain), Lionel Nallet (Castres).

Première ligne : Davit Zirakashvili (Clermont), Mario Ledesma (Clermont), Rodrigo Roncero (Stade Frannçais).

# Posted on Sunday, 05 October 2008 at 5:25 PM

Kelleher comme chez lui

Kelleher comme chez lui
Il ne pouvait pas rêver mieux. Arrivé à Toulouse l'automne dernier au lendemain d'une Coupe du monde tristement achevée en quart de finale sur une défaite face à l'équipe de France, Byron Kelleher a décroché samedi son premier titre de champion de France. Mieux encore, le demi de mêlée néo-zélandais a été le meilleur joueur de la rencontre remportée face à Clermont (26-20) au Stade de France. Sa vison du jeu et ses relances dévastatrices ont une nouvelle fois fait des merveilles. Pour beaucoup, l'ancien All Black a été l'un des meilleurs joueurs de la saison. Le symbole d'une équipe toulousaine à la fois joueuse et efficace. Un exemple aussi pour son sens du fair-play unanimement reconnu. Ovationné par le public des Rouge et Noir, le costaud néo-zélandais a fondu en larmes. « Je suis très heureux, disait-il dans les travées du Stade de France. On est allé en finale de la Coupe d'Europe et on a perdu, je suis donc très heureux de gagner cette fois. C'est fantastique pour Toulouse. Je suis venu ici à Toulouse, j'ai été adopté par les gens, intégré dans l'équipe : je suis devenu un leader. »

En l'espace de quelques mois seulement, Kelleher s'est en effet parfaitement acclimaté au Top 14 et surtout aux consignes de Guy Novès et ses adjoints. « C'est une pile de vitamines, un plus dans notre jeu », reconnaît aisément Yannick Bru, l'entraîneur des avants toulousains. Beaucoup d'entraîneurs aimeraient en effet disposer d'un tel joueur capable de charger en force, d'organiser le jeu et de rameuter ses troupes. « Je crois que c'est le prototype même du rugbyman moderne qui est capable d'avoir une panoplie complète et d'alterner le jeu, d'éjecter, de jouer auprès et d'être défensivement énorme, se félicite le président René Bouscatel. Il a fait reculer les Clermontois sur deux ou trois sorties de mêlée. Samedi, c'était un très gros match de Byron. » Aussi à l'aise défensivement qu'offensivement, Kelleher restera comme l'un des grands artisans de ce 17eme titre. Son association avec Jean-Baptiste Elissalde, remplacé à l'ouverture, a parfaitement fonctionné. A tel point que beaucoup rêvent de voir le Néo-Zélandais prolonger son bail à Toulouse.

Sous contrat pour encore un an, l'ancien joueur des Chiefs et des Highlanders souhaite prolonger deux saisons de plus et pourquoi pas terminer sa carrière en France. Il l'a d'ailleurs encore confirmé samedi soir à l'issue de la finale. « Je vais renégocier mon contrat et je veux rester aussi longtemps que possible, aussi longtemps que je pourrais jouer », dit-il en anglais. Kelleher, qui avait failli rejoindre Agen avant finalement de s'engager en faveur de Toulouse, rencontrera ses dirigeants mercredi pour trouver un accord. « C'est vrai que c'est un très bon recrutement, reprend Bouscatel. Il nous propose de rester chez nous jusqu'en 2011. J'espère qu'il le fera. Il se plaît beaucoup à Toulouse. En dehors de ses talents sur le terrain, il a un c½ur énorme. Il a été immédiatement intégré, non seulement dans l'équipe mais par les Toulousains. Il est véritablement toulousain. » Kelleher confirme : « Je m'y sens comme à la maison, loin de ma maison. »

Jean-François PATURAUD - lundi 30 juin 2008 - 10h27 site rugby365
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# Posted on Tuesday, 07 October 2008 at 3:51 PM

le Haka de Kelleher

# Posted on Tuesday, 07 October 2008 at 5:15 PM

Les All Blacks à Marseille

Vidéo des Blacks lors de la présentation de l'équipe à Marseille, juste avant le début de la Coupe du Monde en 2007.

# Posted on Monday, 13 October 2008 at 7:48 PM

Kelleher, homme à tout faire

Kelleher, homme à tout faire
Byron Kelleher a survolé de toute sa classe la finale contre Clermont. Le demi de mêlée toulousain était au four et au moulin bouclant ainsi sa première saison en Haute-Garonne sur une note positive. BK ne veut surtout pas s'arrêter en si bon chemin car Toulouse, c'est chez lui désormais...

Pas de doute possible. Si un homme n'est pas passé inaperçu sur la pelouse du Stade de France samedi soir, c'est Byron Kelleher. Le numéro 9 toulousain, qui avait sans doute à coeur d'effacer sa prestation moyenne en finale de H Cup, a tout donné cette fois-ci pour sa deuxième finale de l'année. En attaque où ses percées ont fait très mal à la défense clermontoise, permettant ainsi à ses coéquipiers d'avancer sans cesse. Mais aussi en défense avec un pressing de tous les instants, notamment au ras, gênant considérablement son vis-à-vis, Pierre Mignoni.

Les éloges ont donc naturellement plu sur le Néo-Zélandais dès la fin de la rencontre. "C'est le rugbyman moderne par excellence, avouait son président René Bouscatel, osant même un "c'est presque un trois-quarts centre", en référence à ses chevauchées."Offensivement et défensivement, il a su tirer toute l'équipe vers le haut", reconnait notre chroniqueur Pierre Villepreux. "C'est lui qui a donné le ton à cette finale avec cet esprit qui est le sien de jouer et encore de jouer comme le font les Néo-Zélandais et de toujours créer de l'incertitude pour l'adversaire", ajoute Jean-Claude Skrela.

"Ma maison, c'est Toulouse"

Byron Kelleher, lui, n'a même pas dit un mot de sa performance personnelle lorsqu'il s'est longuement attardé dans la zone d'interviews. Le joueur, en pleurs au coup de sifflet final, était bien trop heureux de fêter son premier titre avec le Stade toulousain pour s'attarder sur sa personne. "C'est incroyable, c'est un rêve qui devient réalité. Je sais ce que ce titre représente pour le club et pour les Toulousains, explique-t-il moitié en anglais, moitié en français. C'est bien. Non, c'est "bieng", reprend-il avec l'accent qui caractérise le Sud-Ouest.

Ce Sud-Ouest justement, il n'est pas prêt de le quitter. Il s'y plait trop. Cette semaine, il entamera des négociations pour prolonger son contrat, sans doute jusqu'en 2011. "Je suis très heureux ici. Ma maison, c'est Toulouse. Je veux rester aussi longtemps que possible, aussi longtemps que je pourrais jouer. Je veux poursuivre mon intégration ici. Comme ça, je pourrais répondre dans un Français correct". En attendant, place aux vacances. "Je ne sais pas où je vais mais ce sera sea, sun and beaches (mer, soleil et plages, ndlr)". Là, Toulouse ne fera pas l'affaire en revanche...

Rugbyrama - Ph-DC/Photo Patrick Derewiany - 30/06/2008 11:20

# Posted on Friday, 24 October 2008 at 5:22 PM